Conclusions du Rapport final du GIEC


Le troisième volet du sixième rapport du GIEC, apporte des solutions concrètes pour réduire les gaz à effet de serre sur la Planète : développement des énergies renouvelables, augmentation de l’utilisation des transports et des mobilités douces… Puisque le critère économique convainc plus que le critère écologique ou humain, le rapport met en évidence que l’inaction coûte plus chère que la transformation de notre modèle. Mais quel sera le prix à payer pour les communautés indigènes dans ce nouveau modèle vertueux ? À quel moment les peuples autochtones seront écoutés pour élaborer des solutions durables et à l’écoute de la Nature ?

Le troisième volet du sixième rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations Unies (GIEC) est sorti le 4 avril 2022. Il permet de mettre en évidence les solutions existantes pour réduire l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre avec des pistes claires et réalisables pour chaque secteur émetteur. Le mot d’ordre : l’inaction est plus coûteuse que l’investissement nécessaire pour transformer l’économie.


Photo récupérée via Canva pro de Ipopba.

Le Giec a pour mission d’évaluer l’évolution du climat, ses causes et ses impacts. En publiant des rapports réguliers faisant un état des lieux des connaissances, ce groupe d’experts permet de faire avancer les négociations internationales sur le climat et d’alerter les décideurs et la société civile. Les conclusions du rapport doivent être approuvées par  195 gouvernements.

Ce volet est le 3ème et dernier du 6ème rapport d’évaluation détaillant l’étendu des connaissances sur le changement climatique. Le premier rapport, publié en août 2021, faisait état de l’accélération du dérèglement climatique. Le second rapport, publié fin février 2022, alerte sur le manque de préparation face aux conséquences du dérèglement climatique et aux pertes et dommages, parfois irréversibles et de plus en plus importants, que celui-ci entraîne. Le troisième rapport revient quant à lui sur l’ensemble des solutions existantes pour réduire durablement l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre de la planète.

Un troisième rapport clair : l’inaction est plus coûteuse que l’investissement nécessaire

Malgré l’argument économique souvent émis que la transformation des systèmes coûte chère, elle resterait visiblement plus abordable que le fait de ne rien faire et de subir les conséquences du dérèglement climatique : catastrophes naturelles, pollutions, dangers…Transformer nos façons de produire de l’énergie ou de nous déplacer et de nous nourrir, est donc la première priorité qui ressort des 17 chapitres reprenant les grands secteurs responsables ou liés au réchauffement climatique : énergie, transports, industrie, agriculture…

Il faut savoir que pour respecter les accords de Paris et éviter un réchauffement inférieur à 2°C sur l’ensemble de la planète, il faudrait que les émissions de gaz à effet de serre mondiales diminuent de 27 à 43% en 2030 et de 63 à 84% en 2050. 

“Les décisions que nous prenons aujourd’hui peuvent nous assurer un futur vivable”, a commenté Hoesung Lee, le président de l’instance onusienne. “Nous avons les outils et le savoir-faire pour limiter le réchauffement”, selon lui.

Les secteurs les plus responsables des émissions mis en évidence 

Le 8 mars 2022, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) alerte sur une hausse sans précédent des émissions mondiales de CO2 sur l’année 2021. Concernant la production d’énergie, responsable à  34% des émissions mondiales, il faudrait réformer à la fois les industries électriques, de charbon, de pétrole et de gaz, en se tournant vers des énergies renouvelables. Le GIEC mentionne également le nucléaire comme une solution pour un avenir proche, ce qui nous semble dangereux d’un point de vue environnemental et humain.

L’industrie quant à elle, est émettrice de 24% de gaz à effet de serre, et l’agriculture, forêts et usage des terres d’environ 22%. Ce domaine des forêts est d’autant plus important car on sait depuis l’étude scientifique publiée par l’Université de Virginie (Etats-Unis), le 24 mars 2022, que les forêts tropicales en plus d’absorber et d’éliminer le dioxyde de carbone présent dans l’air, ont un effet qui contribue au refroidissement de la planète, en absorbant la chaleur et en libérant l’humidité, ce qui refroidit l’air et aide à former les nuages. 

Deux secteurs peuvent également jouer un rôle important : 

  • Les transports (responsable de 15% des émissions mondiales et premier émetteur en France), avec des solutions comme les mobilités douces, la généralisation du télétravail ou le développement des transports en commun.
  • Le bâtiment (6%) avant la rénovation des lieux qui émettent beaucoup, le choix de matériaux biosourcés ou encore le développement des espaces verts pour capter le carbone émis.

En somme, le rapport du GIEC démontre qu’il n’y a plus qu’une chose à faire : agir avant qu’il ne soit trop tard.

La question de l’acceptabilité sociale, qui devait être abordée dans ce rapport, fera l’objet d’un nouvel article. Pour que la mise en action de ces changements radicaux se fassent dans le respect des communautés indigènes notamment.

Sources : 

Le Monde

France TV

À lire aussi :

Planète Amazone : Une poussée sans précédent des émissions mondiales de CO2 en 2021

Planète Amazone : Les forêts tropicales empêchent le réchauffement de la planète


Article rédigé par Emmanuelle Palla



Mis a jour le 2022-06-30 07:20:10

Haut de page

A la une

Actus

Agenda

[Evénements publics]
09 août 2022
Journée Internationale des Peuples Autochtones
Lire la suite

Tout l'agenda

Vidéos récentes

3 June 2022
Message du cacique Raoni #STOPECOCIDE

9 November 2021
COP26 : Le Cacique Ninawa et Mindahi Bastida dénoncent les fausses solutions de nos dirigeants

9 November 2021
COP26 : Mindahi Bastida appelle à l’action, maintenant !

9 November 2021
Ouverture de la COP26 : l'hommage de Tom Goldtooth à un chef défunt.

22 August 2021
[RT France] l'accaparement du mot «planète» par le groupe Canal+

17 June 2021
Brésil : Valdelice Veron dénonce le projet de loi PL 490/2007 menaçant les terres indigènes

  Accéder à la chaine vidéo

Newsletter

Rejoignez les Gardiens de la Terre