Planète Amazone, 2012 – 2022 : dix ans à construire le futur avec les Gardiens de la Nature


Depuis 2012, en nous soutenant financièrement ou en offrant vos compétences de façon bénévole, vous avez permis et accompagné chacune de nos actions. Aujourd’hui, plus que jamais, votre soutien reste indispensable ! Pendant la crise covid qui s’éternise, les désastres environnementaux affectant notre biodiversité et les populations indigènes ne cessent de se multiplier, loin des yeux. Les débats politiques liés aux élections le prouvent : les sujets que nous portons à l’attention du public restent dans l’ombre de la scène politique et médiatique. Alors, grâce à vous, nous continuerons à porter  la voix des peuples indigènes, nos Gardiens, mais aussi celle des citoyens, à travers nos missions d’informations, de plaidoyer et de lobbying. Grâce à vous, nous continuerons à agir sur le terrain, à produire des films qui mobilisent le grand public. Planète Amazone considère la coopération permanente avec les peuples indigènes comme indispensable pour relever les défis de notre temps. Après 10 ans à éveiller les consciences et à former des alliances, le temps de l’action est venu. Avec vous, bien sûr!

Cette année, Planète Amazone fête ses dix ans d’existence ; dix belles années d’engagement auprès des peuples indigènes et de lutte pour la préservation du vivant et des droits de la nature et tout autant à porter la voix des citoyens refusant de continuer à participer à la destruction du vivant. Afin de célébrer cette occasion, nous avons sélectionné spécialement pour vous quelques actions et temps forts ayant jalonné notre incroyable parcours depuis janvier 2012.


Le cacique Ninawa Huni Kui et Gert-Peter Bruch © Planète Amazone 2011

Ceux qui nous accompagnent le savent, nos  missions d’information, de plaidoyer et de lobbying visent notamment à responsabiliser le citoyen sur sa participation à la déforestation et donc à l’aggravation du changement climatique. Nos opérations visent aussi à responsabiliser entreprises et dirigeants politiques pour que tout projet dépendant de leur autorité soit réalisé dans le respect de la préservation de l’environnement, des droits des peuples autochtones et plus généralement des droits de l’Homme. En dix ans, nous avons accompagné de trop éphémères victoires et, malheureusement, une aggravation flagrante et globale de la situation. Notre détermination profondément ancrée à poursuivre notre travail de colibri reste pourtant solide. Les défis et difficultés n’ont pas manqué pendant ces dix premières années. Voici quelques morceaux choisis de notre parcours.

 

2011 – Premiers pas : mobilisation citoyenne et soutien au cacique Raoni
contre le barrage de Belo Monte

Photos : © Bruno Thomas / © Raoni.com / © Gert-Peter Bruch

L’histoire de Planète Amazone débute en août 2011, lorsque Gert Peter Bruch, créateur et rédacteur en chef du site raoni.com, engagé depuis 1989 pour la protection de la forêt amazonienne en soutien au chef Raoni, organise une manifestation à la Défense en conviant les signataires de la pétition du Cacique Raoni contre la construction du barrage Belo Monte, alors que les travaux viennent de commencer près d’Altamira, sur les berges du fleuve Xingu au Brési (état du Para). Un mois plus tard, c’est en tant que président du comité de soutien au cacique Raoni que Gert-Peter Bruch organise la venue du grand chef Kayapo à l’ONU de Genève, afin que celui-ci puisse dénoncer la participation d’intérêts financiers européens dans la construction du gigantesque ouvrage. Bientôt, une page facebook “Planète Amazone” est créée.

Gert Peter Bruch enregistre officiellement l’association Planète Amazone le 31 janvier 2012, avec le soutien notamment de Mathieu Bonnet, futur Vice-Président de Planète Amazone, du photographe John Van Hasselt, du scientifique et auteur français Arkan Simaan et de l’artiste Béatrice Roy. La première action officielle de l’association est le lancement d’un appel de fonds en soutien au cacique Raoni Metuktire, pour lui permettre de sécuriser une partie de son territoire subissant des attaques et des invasions. L’opération, un succès, est relayée par l’AFP. Deux mois plus tard, le cacique Raoni annonce par voie de communiqué que Planète Amazone est désormais son porte-voix officiel en Europe.

 

2012 – Organisation de la tournée européenne “Urgence Amazonie”,
pour et avec le cacique Raoni Metuktire

Audience du cacique Raoni Metuktire avec François Hollande au palais de l’Elysée, le 29 novembre 2012. © Planète Amazone / John Van Hasselt

En novembre 2012, Planète Amazone débute à Paris la tournée “Urgence Amazonie” par un journal de 20h de TF1 spécial Raoni. La tournée est parsemée de rencontres médiatiques, publiques et politiques et permet aussi de lancer une campagne d’appel au soutien pour le territoire menacé du cacique Raoni : Kapot-Nhinore.

Les deux points d’orgue de la tournée passant par Paris, Niort, La Haye, Amsterdam, Genève et Strasbourg sont les rencontres officielles avec le président français François Hollande au palais de l’Elysée et José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, à Strasbourg. La délégation est également reçue par l’ancien président français Jacques Chirac.

Sur le plateau du journal de 20h de TF1, le 28 novembre 2012. De Gauche à droite : le cacique Megaron Txucarramãe, Gilles Bouleau, le cacique Raoni Metuktire et Gert-Peter Bruch © Planète Amazone / John Van Hasselt

La tournée “Urgence Amazonie” permet aux peuples indigènes, à travers la voix du cacique Raoni, de faire entendre leur opposition à r la construction du barrage Belo Monte, de dénoncer les nombreuses violations aux droits de l’homme et de mobiliser les pays européens sur la question essentielle de la démarcation des terres indigènes au Brésil. Parallèlement, Planète Amazone appelle les dirigeants européens à prendre des mesures concrètes contre la déforestation importée (soja ou viande amazonienne, bois issus de la forêt tropicale…).

 

2013 – Opération “URGENCE XINGU”:
protection des terres indigènes et des rivières menacés

Opération “Urgence Xingu” de Planète Amazone. Inspection des frontières de la terre indigène Capoto-Jarina, juillet 2013 © Planète Amazone

En juillet 2013, Planète Amazone se rend au Brésil pour sa mission “Urgence Xingu” et apporte son soutien aux peuples d’Amazonie (Kayapó, Juruna et Yawalapiti) des états brésiliens du Mato Grosso et du Par​​á. Un survol du territoire de Kapot-Nhinore est effectué en compagnie du cacique Raoni. Une partie de la mission se situe à Altamira, pour rencontrer les affectés du barrage de Belo Monte et documenter les impacts de la construction du barrage (ce matériel filmé sera notamment utilisé postérieurement dans le film Terra Libre).

 

2014 – S.O.S. AMAZÔNIA TOUR : France, Monaco,
Angleterre et Norvège avec le Cacique Raoni

Le cacique Raoni Metuktire, accompagné de son neveu Megaron Txucarramãe et de Gert-Peter Bruch, Arkan Simaan et Mathieu Bonnet, de Planète Amazone, dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale française, le 3 juin 2014 | Capture d’écran d’une vidéo de l’Assemblée Nationale.

En juin 2014, Planète Amazone organise la tournée “SOS Amazônia Tour” pour les caciques Raoni et Megaron au Brésil et en Europe (France, Monaco, Angleterre et Norvège), alors que le Brésil s’apprête à accueillir la Coupe du monde de football. Les caciques participent à des grandes manifestations indigènes à l’encontre de la Coupe du monde à Brasilia (27-29 mai) où ils sont attaqués par la police, avant de se retrouver à Paris, où plusieurs événements spéciaux sont organisés en leur honneur du 3 au 5 juin. Une  soirée spéciale pour fêter le 25ème anniversaire de leur tournée mondiale avec le chanteur Sting est organisée au CESE (Conseil économique, social et environnemental) et un événement de sensibilisation en présence de 300 enfants pour la Journée mondiale de l’environnement devant la Tour Eiffel. Fait historique, le Cacique Raoni reçoit les honneurs d’un chef d’Etat en au sein de l’hémicycle de l’Assemblée nationale, en étant annoncé par le président et applaudi en standing ovation par les députés.

Cette tournée permet au cacique Raoni et à Planète Amazone de rencontrer un nombre important de personnalités et soutiens (dont le Prince Charles, le roi Harald IV de Norvège, le Prince Albert II de Monaco, le président de l’Assemblée Nationale française Claude Bartolone, Pierre Richard, Bernard Lavilliers…) et de poser les jalons pour la création de la future Alliance des Gardiens de Mère Nature.

 

2015 – Valdelice Veron, du peuple Guarani-Kaïowa : du génocide à l’écocide

Visite en France de la cheffe indigène Valdelice Veron, du peuple Guarani-Kaïowa, état du Mato Grosso do Sul, Brésil, juillet 2015, organisée par Planète Amazone. De Gauche à droite : Valdelice Veron, Mathieu Bonnet (vice-président de Planète Amazone) et Natanael Vilharva Cacéres © Planète Amazone / Gert-Peter Bruch

En juillet 2015, Planète Amazone organise la visite exceptionnelle en France de Valdelice Veron, représentante menacée de mort du peuple Guarani-Kaiowá (Etat du Mato Grosso do Sul, Brésil) et de Natanael Vilharva-Cáceres. Ce déplacement est marqué par sa participation au Sommet des Consciences, pour appeler à la création du crime d’écocide et annoncer la naissance prochaine de l’Alliance des Gardiens de Mère Nature.. Planète Amazone emmène Valdelice Veron à l’ONU de Genève  et lui permet de rencontrer le Président de la République Française et le SAS le Prince Albert II de Monaco.

Le 27 juillet, avec le soutien de personnalités (Paul Watson, Pierce Brosnan, Pierre Richard…), Planète Amazone lance une cyberaction internationale d’urgence appelant les internautes du monde entier à se mobiliser par milliers pour sauver le peuple Guarani-Kaiowá en se mettant en scène avec le hashtag #IamGuaraniKaiowa. Postés sur une page dédiée, les centaines de photos sont transmises à la Présidente du Brésil, afin de l’exhorter à signer le décret d’homologation de 22 terres indigènes Guarani-Kaiowá, comme l’y oblige la Constitution de 1988. Dans la foulée du succès médiatique de sa visite, certaines terres du peuple Guarani-Kaiowá seront démarquées.

Dans la foulée, Planète Amazone dépose plainte à la Cour Pénale Internationale pour crimes de génocide envers le peuple Guarani-Kaïowa.

 

2015 – Naissance de l’Alliance des Gardiens de Mère Nature

Assemblée constitutive de l’Alliance des Gardiens de Mère Nature, appelée par le cacique Raoni et Planète Amazone le 28 novembre 2015, au théâtre de la reine blanche, à Paris, pendant la COP21 © Planète Amazone / Gert-Peter Bruch

En avril 2015, à Brasilia, en marge d’une grande mobilisation indigène liée à la tenu du Campement Terre Libre, Planète Amazone favorise la signature d’un pacte entre le Cacique Raoni Metuktire (peuple Kayapó), le Cacique Davi Kopenawa (peuple Yanomami), les Caciques Aritana et Pirakuman (peuple Yawalapiti) et les Caciques Afukaka et Tabata (peuple Kuikuru), chefs traditionnels d’Amazonie, détenteurs de grands savoirs, gardiens du plus grand “poumon vert” de la planète. Il s’agit du premier acte officiel d’un nouveau mouvement désigné “Alliance des Gardiens de Mère Nature” (AGMN. Ce mouvement doit permettre le rassemblement spontané de représentants indigènes de tous les continents, avec le soutien d’alliés œuvrant pour la nature et de personnalités internationales.

L’AGMN est  officiellement lancée en novembre et décembre 2015, lors de la COP 21. Sur invitation du Cacique Raoni et de Planète Amazone, une soixantaine de représentants autochtones, de personnalités, d’environnementalistes et de représentants d’organisations venus du monde entier, se réunissent à Paris pour initier l’Alliance. Une déclaration intitulée “Propositions et recommandations de l’Alliance des Gardiens de Mère Nature aux États et à la communauté internationale pour la préservation du climat et des générations futures” est validée collectivement, officialisant la naissance de l’Alliance. Elle est remise officiellement au président François Hollande et au Secrétaire Général des Nations Unies, Ban-ki Moon. Planète Amazone organise dans la foulée, à Paris, le premier Sommet International de l’Alliance des Gardiens de Mère Nature.

 

2016 : Missions préparatoires de la Grande Assemblée
internationale de l’Alliance des Gardiens

Rendez-vous avec l’ambassadeur du Japon au Brésil pour annoncer la tenue de la Grande Assemblée de l’Alliance des Gardiens de Mère Nature. Avec le cacique Raoni, le cacique Megaron et Gert-Peter Bruch © Planète Amazone / Constance Gard

En 2016, Planète Amazone coordonne la mise en place de deux  missions préparatoires, au Brésil et en Suisse, en vue de l’organisation de la Grande Assemblée de l’Alliance des Gardiens de Mère Nature, qui doit se tenir à Brasilia l’année suivante. Ces missions découlent du succès  de la campagne de financement participatif “Rejoignez les Gardiens de la Terre”, orchestrée par Planète Amazone en juin 2016. Celle-ci bénéficie  du soutien de nombreuses personnalités, dont le Capitaine Paul Watson, fondateur de Sea Shepherd Conservation Society, l’acteur Pierre Richard, le chanteur Bernard Lavilliers, et bien sûr le Cacique Raoni Metuktire, qui prêtent  leur image pour une série de spots vidéos produits et réalisés par Planète Amazone, dont certains sont visionnés plusieurs millions de fois.

Jusqu’en septembre 2017, il y aura en tout sept missions préparatoires de la Grande Assemblée, entre le Brésil, les Etats-Unis et la Suisse.

 

2017 – Organisation de la Grande Assemblée Internationale
de l’Alliance des Gardiens à Brasilia

Séance plénière de la première Grande Assemblée Internationale de l’Alliance des Gardiens de Mère Nature, organisée par Planète Amazone avec le concours de l’APIB dans les faubourgs de Brasilia, du 11 au 16 octobre 2017 © Marc Dozier

En tant qu’administrateur de l’AGMN entre 2015 et 2018, Planète Amazone organise, en octobre 2017, un rassemblement historique : la première Grande Assemblée Internationale de l’Alliance à Brasilia. Pendant cinq jours, près de 200 représentants de peuples indigènes  du monde entier, ainsi que des personnalités engagées pour la préservation de l’environnement, se réunissent  afin de débattre de sujets d’importance mondiale pour l’avenir de l’humanité : climat, biodiversité, environnement, énergie, technologie, conflits, droits humains, droits de la nature… Environ 80 peuples (Kayapó, Masaï, Maori, Otomi, Saami, Dayak, Yanomami, Navajo, Mapuche, Ashaninka, Sarayaku, Papou, Kanak…), venus de 25 pays et cinq continents sont représentés. Ensemble, s’inspirant des défis relevés par les peuples indigènes sur leurs territoires traditionnels menacés et de leur faculté de résilience, qu’ils soient forestiers, insulaires, arctiques, qu’ils vivent dans le désert, dans les steppes, dans les montagnes, ils rédigent et adoptent la Déclaration des Gardiens et Enfants de l’Alliance des Gardiens de la Terre Mère. À partir de cette dernière l’Alliance développe des stratégies et projets inspirants, pour proposer à l’humanité des modèles de développement non prédateurs, préserver le climat, la biodiversité et la paix, pour les générations futures.

 

2018 – L’APPEL DES GARDIENS DE LA TERRE

L’Alliance des Gardiens de Mère Nature à la Fondation GoodPlanet, en mai 2018 @ Anne Lacquerriere

En mai 2018, Planète Amazone organise à Paris, pour une délégation d’une dizaine de membres de l’AGMN (en provenance du du Bénin, du Kenya, du Pérou, de la Nouvelle Zélande, de Taiwan, de la Nouvelle Calédonie, de France et du Brésil), un programme événementiel dont l’objectif est  de soutenir la diffusion de la Déclaration de l’Alliance, adoptée à Brasilia en octobre 2017. À l’occasion de leur visite, Planète Amazone s’associe  à  la Fondation GoodPlanet pour un weekend spécial (conférences, projections, activités, vente d’artisanat, concert…) autour de l’Alliance intitulé « L’Appel des Gardiens de la Terre ».

 

2019 – Un contre-sommet des grands barrages
et une marche à Paris pour dénoncer les banques européennes

Une délégation du peuple Munduruku (Brésil) menée par Alessandra Korap pose devant la tour du géant de l’énergie EDF à la Défense, Gert-Peter Bruch à leurs côtés. Mai 2019 © Todd Southgate

Le 13 mai, Planète Amazone organise à Paris un sommet parallèle au Congrès Mondial de l’Énergie Hydraulique 2019, conjointement avec une coalition internationale. L’intention est de susciter un débat public ouvert sur les questions clés que posent les barrages hydroélectriques au regard de la crise climatique et du développement durable. Ouvert par Pierre Richard, l’événement reçoit la participation de représentants de peuples indigènes, des mouvements des communautés affectées par les barrages, de scientifiques et d’experts de renommée internationale ainsi que de certains mouvements activistes issus de la société civile. Quelques-uns des participants :  Juan Pablo Soler Villamizar – Movimento Rios Vivos – Colombie, Alessandra Korap – leader du peuple Munduruku, fleuve Tapajós – Brésil,  Assossa – Leader du peuple Pygmée, Gabon, Ercan Ayboga – Mouvement Écologiste de Mésopotamie / Initiative pour garder Hasankeyf en vie, Patrick Monier – Collectif Or de Question (Guyane française), Todd Southgate – cinéaste, Brésil, Philip Fearnside – Institut National Amazonien de Recherche (INPA, Brésil), Myint Zaw – journaliste/activiste, Goldman Environmental Prize 2015 (Asie /Birmanie)…

Ce même jour est publié et diffusé un appel mondial en 6 langues lancé par des centaines d’organisations issues de la société civile du monde entier (dont Planète Amazone) : Les fausses promesses de l’hydroélectricité : Comment les barrages échouent à remplir les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat et ceux du développement durable des Nations Unies.

Planète Amazone co-organise une marche citoyenne en 2019
Planète Amazone co-organise une marche citoyenne, en 2019, avec la présence de Sonia Guajajara et le cacique Kretã Kaingang.  © Planète Amazone / Gert-Peter Bruch

En novembre 2019, Planète Amazone co-organise avec les associations Alerte France Brésil, Citoyens pour le climat et Extinction Rébellion France, une marche citoyenne pour soutenir une délégation de 8 leaders indigènes brésiliens de l’Articulation des Peuples Indigènes du Brésil (APIB). Partie de  la place de la Bourse, la marche s’achève devant le siège de BNP Paribas, où une lettre a été remise à l’entreprise, afin de souligner la responsabilité des investisseurs français en matière de violation des droits de l’homme et de destruction de l’environnement en Amazonie. Cet événement s’était inscrit dans l’agenda de la tournée « Sang Indigène : pas une goutte de plus », qui, du 17 octobre au 20 novembre, a fait étape dans 12 pays et 18 villes européennes pour dénoncer l’augmentation exponentielle des terribles violations commises à l’encontre des peuples indigènes du Brésil et de l’environnement depuis l’investiture du président Jair Bolsonaro, en janvier 2019.

 

2020 – Au secours des peuples indigènes frappés par la pandémie de Covid-19

Livraison de nourriture de base, de médicaments et de produits d’hygiène au village de Metuktire, août 2020, dans le cadre de l’opération d’urgence de Planète Amazone “Protégeons les Gardiens” © Planète Amazone

En mars 2020, alors que la pandémie du coronavirus bat son plein à travers le monde, Planète Amazone lance sa campagne d’appel aux dons d’urgence “Covid19 – Protégeons les gardiens de l’Amazonie. La situation est particulièrement alarmante au Brésil et Planète Amazone décide d’apporter son soutien aux peuples et communautés partenaires affectés par la crise sanitaire

La première opération de la campagne, bénéficiant à de  nombreux villages de la terre indigène du cacique Raoni, Capoto-Jarina, débute fin avril. Plusieurs tonnes de  nourriture de base, de  produits d’hygiène et de  médicaments sont livrés à distance, grâce au soutien actif du cacique Tau Metuktire .

Dans la foulée, Planète Amazone soutient  également des communautés Kariri-Xocó, Huni-Kui et Kaingang, dans d’autres régions du Brésil. La campagne de levée de fonds sera un succès, avec plus de 50 000 € récoltés.

 

2021 – Sortie de notre film ‘Terra Libre’ au cinéma
et mini-série documentaire “Protégeons l’Amazonie’ en live

Soirée de lancement du film Terra Libre au Forum des Images à Paris, le 22 septembre 2021. De gauche à droite : Pierre Richard, le cacique Ninawa, Gert-Peter Bruch et Gilles Rousseau © Planète Amazone

Pour Planète Amazone, l’année 2021, entre deux vagues covid, donne l’occasion d’une mission au Bénin, dans le cadre de notre soutien à l’Alliance des Gardiens de Mère Nature et d’une participation à deux sommets internationaux : le Congrès Mondial de la Nature de l’UICN à Marseille et la COP26, à Glasgow.  Mais après plusieurs années d’attente et de reports, 2021 est surtout pour Planète Amazone le temps de la sortie nationale, le 22 septembre, de notre film événement Terra Libre, réalisé par Gert-Peter Bruch. Véritable plaidoyer pour la reconnaissance des droits de la nature et celui du crime d’écocide, Terra Libre raconte en 125 minutes, le combat des peuples indigènes d’Amazonie, à travers lequel se joue le sort de l’humanité. Ce film n’est pas seulement un cri d’alarme, mais un appel à l’éveil des consciences, avec les gardiens du monde vivant pour guides. Une tournée avec le chef Ninawa est organisée en France pour accompagner cette sortie.

En février 2021, est retransmis en live par Planète Amazone  une mini-série documentaire intitulée “Protégeons L’Amazonie. Produite et réalisée par Planète Amazone pour la chaîne américaine EarthX, en collaboration avec le Fonds Léopold III pour l’Exploration et la Conservation de la Nature, Amazon Watch et la Fédération du peuple Huni Kui de l’Acre (Fephac), cette mini-série événement de 4 épisodes réuni, de façon trans-générationnelle, les plus grands acteurs mondiaux de la cause environnementale (Jane Goodall,  Paul Watson, David Suzuki, le cacique Raoni…), des jeunes engagés pour le climat, des personnalités, et certains leaders indigènes amazoniens les plus emblématiques. Recevant la participation de Greenpeace et Yann Arthus-Bertrand parmi beaucoup d’autres, “Protégeons l’Amazonie” est une immersion bouleversante et très documentée dans la cause amazonienne. Ce programme a pour ambition de remettre la question de la protection des territoires indigènes au centre du débat. Le cacique Raoni y annonce ainsi vouloir consacrer ses dernières forces à obtenir la reconnaissance des frontières d’une partie de son territoire, Kapot-Nhinore, pour lequel il se bat depuis près de 25 ans.

Visuel de la rediffusion de la première partie du programme “Protégeons l’Amazonie”, en mars 2021.

En mars 2021, à l’occasion des journées mondiales des forêts et de l’eau, Planète Amazone re-diffuse le programme et s’associe à de nombreuses organisations pour lancer une action citoyenne à l’échelle européenne.

 

2021 – Indigènes, jeunes et ONGs lancent une pétition pointant
la responsabilité de l’Europe dans l’écocide de l’Amazonie

Amazonia : Europe must act immediatly from Planète Amazone on Vimeo.

 

Face à l’immobilisme et au renoncement des dirigeants internationaux à protéger l’Amazonie, des chefs indigènes du Brésil, des jeunes mobilisés pour le climat, ainsi que des organisations de la société civile (dont Planète Amazone), lancent en 5 langues (français, anglais, portugais, espagnol, allemand), au moment de la mise en ligne de la mini-série documentaire “Protégeons l’Amazonie”, la pétition “Le sort de l’Amazonie est lié au nôtre – l’Europe doit agir immédiatement”.  Est mis en ligne un spot vidéo appelant à la mobilisation des citoyens d’Europe, dans lequel des jeunes issus de plusieurs mouvements internationaux s’associent au message du cacique Ninawa Huni Kui.

Cette pétition s’adresse à tous les chefs d’État et parlementaires de l’Union Européenne, les appelant notamment à œuvrer pour l’abandon immédiat et définitif de l’accord commercial UE-Mercosur, le gel des importations de produits et ressources liés à la déforestation, le contrôle strict des entreprises européennes responsables de la destruction des écosystèmes naturels et du non-respect des droits humains et à soutenir une plainte pour crime contre l’humanité et crime d’écocide déposée à la CPI contre le président brésilien Jair Bolsonaro.

 

2022 – Rejoins-nous, pour une nouvelle décennie de lutte et de fraternité

Les deux parrains de Planète Amazone, Pierre Richard et Bernard Lavilliers, entourent Gert-Peter Bruch, fondateur de l’association © Planète Amazone / Vincent Léger 2017

Voici donc les premières pages de notre Histoire. Nous sommes nés 20 ans après le sommet de la Terre de Rio, aux premiers jours de l’âge de l’irréversible. Le tic-tac du compte à rebours résonne depuis chaque jour dans nos têtes. Dix ans, c’est une tranche de vie. La nôtre fut intense, difficile, extraordinaire, joyeuse, triste, stimulante, décourageante parfois… mais nous n’avons jamais baissé les bras. Si nous continuons de grandir chaque jour, c’est grâce à chacun de vous, qui nous avez soutenu, chacun à votre manière, pendant tout ce temps.

Une pensée spéciale pour nos parrains, nos amis, Pierre Richard et Bernard Lavilliers. Un salut fraternel à nos frères et soeurs de lutte : le cacique Raoni, le cacique Megaron, Valdelice Veron, le cacique Ninawa, Mindahi Bastida, Appolinaire Oussou Lio, Magdalène Kaitei, Antonia Melo, Felicio Pontes, la cacique Tanoné, Tom Goldtooth, la Princesse Esmeralda de Belgique, Paul Watson, Jojo Mehta, Emilie Gaillard, Todd Southgate, Kretã Kaingang… Un hommage ému à ceux qui ont rejoint le monde des esprits : Pirakuman, Aritana, Paiakan… Et une gratitude infinie pour vous tous, très nombreux, qui avez croisé notre chemin et contribué à faire de nous ce que nous sommes aujourd’hui.

En 2022, Planète Amazone est plus que jamais engagée auprès des peuples indigènes du monde entier et continue d’agir pour la préservation du vivant et la reconnaissance des droits de la nature.

Avec votre soutien, comme durant les dix années qui viennent de s’écouler, nous allons continuer à permettre aux peuples indigènes de faire entendre directement leur voix, nous allons poursuivre des missions de sensibilisation, de plaidoyer et de lobbying auprès des décideurs politiques. Nous allons continuer à faire connaître le travail de l’Alliance des Gardiens de Mère Nature.

En 2022, outre la préparation d’une mission en Amazonie, nous vous dévoilerons enfin le film « Gardiens », réalisé par Gert-Peter Bruch et produit par Planète Amazone. Promis aux donateurs du crowdfunding de 2016, ce film dresse un panorama de toutes les actions et activités de l’Alliance des Gardiens de Mère Nature depuis ses débuts. La diffusion d’un extrait de 22 minutes à l’UICN et à la COP26 a d’ailleurs suscité beaucoup d’enthousiasme et d’intérêt pour le formidable mouvement de l’Alliance. La divulgation de ce film sera également associée à une action d’envergure qui devrait permettre aux messages de l’Alliance d’être diffusés dans le monde entier.

Le reste, nous le construirons ensemble, avec votre cœur synchronisé au nôtre, avec vos talents, votre énergie, conjugués à ceux de notre vaillante équipe. .

A toi qui lis ces lignes n’hésite plus, rejoins Planète Amazone, rejoins les Gardiens de la Terre. En route pour les 10 prochaines années !

 



Mis a jour le 2022-09-04 08:28:46

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