Barrages miniers au Brésil : le point sur un scandale environnemental et humanitaire


La découverte le 28 août de 11 corps a ravivé le souvenir de la rupture du barrage de Brumadhinho survenu il y a un an et ayant engendré la mort de 270 personnes, le jugement des responsables et l’indemnisation des victimes demeurent inachevés. Une situation similaire à celle connue en 2015 suite à la catastrophe de Mariana et qui témoigne de l’impunité des géants du secteur minier, auxquels le gouvernement fédéral est acquis. En dépit de la promesse d’infrastructures plus sures, le pays vit encore sous la menace d’une nouvelle rupture.


Les pompiers travaillent pour secourir les victimes de la tragédie de Brumadinho, l’accident qui a tué plus de 240 personnes – Diego Baravelli / CCSource: Agência Senado

La catastrophe de Brumadhinho

Le 25 janvier 2019, le barrage de Brumadhinho cédait, déversant des millions de tonnes de boue qui emportèrent tout sur leur passage. Cela causa la mort de 270 personnes. Construit en 1976, ce barrage minier avait été racheté par le géant brésilien Vale, premier producteur de minerai de fer au monde et exploitant de la mine locale de Corrego do Feijao. La recherche des disparus n’est toujours pas achevée, onze nouvelles victimes ayant été découvertes ce 28 août1

Les conséquences environnementales de cette rupture ont été désastreuses. L’écoulement a engendré une pollution des nappes phréatiques aux métaux lourds, impactant durablement les populations locales et notamment celles indigènes, particulièrement vulnérables à la détérioration de leur écosystème. La faune locale a été meurtrie, empoisonnant les espèces marines dont la décomposition a accentué la contamination des eaux et amoindri les ressources des tribus locales.

Très vite, la responsabilité de Vale dans la catastrophe a été dénoncée. Un rapport de l’Agence nationale des mines brésilien (ANM) paru en novembre 2019 a ainsi établi que la rupture aurait pu être évitée  si celle-ci avait été informée correctement, les informations reçues de la part de Vale avant la rupture différant des documents internes du groupe. L’un des points soulevé portait notamment sur le système de drainage d’eau installé six mois avant le drame, dont le niveau de risque avait été occulté par le groupe alors que la stabilité du barrage était compromise. L’ANM n’ avait ainsi pas pu prendre les mesures d’urgence2 qui s’imposaient. En outre, l’ANM indiqua ne pas avoir été informée d’un niveau d’eau anormalement élevé constaté deux semaines avant la catastrophe3.

 Si l’activité de Vale a été perturbée suite au désastre de Brumadhinho, la production ayant chuté de 93 millions de tonnes de minerai de fer4, le ministre brésilien des mines Bento Albuquerque a estimé que l’entreprise retrouverait cette année les niveaux atteints en 2018, à savoir 385 millions de tonnes de minerai de fer, signe une nouvelle fois de l’impunité des entreprises du secteur. La multinationale a été confrontée à de nombreux cas de violations des droits de l’homme, de destructions environnementales et de procédure d’octroi de licences environnementales frauduleuses dans les différents pays où elle opère.

La rupture du barrage a endeuillé un Etat qui avait déjà été touché quatre ans auparavant par une autre catastrophe, à savoir la rupture du barrage de Mariana.

 

Un précédent meurtrier : la catastrophe de Mariana en 2015

 

La catastrophe de Mariana

“File:Bento Rodrigues, Mariana, Minas Gerais (22828956680).jpg” ©Senado Federal (CC BY 2.0)

 

En 2015, l’Etat de Minas Gerais avait déjà été meurtri par la catastrophe minière de Mariana, qualifiée alors par la Présidente brésilienne Dilma Roussef de « pire désastre écologique que le Brésil ait jamais connu »5 lors de la COP21. La rupture d’un barrage de retenue de minerai de fer avait libéré brutalement dans la nature 40 millions de mètres cubes de déchets hautement toxiques, une rivière de boue de résidus engloutissant les localités de Bento Rodrigues et Paracatu de Baixo et provoquant la mort de dix-neuf personnes.

La coulée de boue s’était étendue à travers 650 kilomètres et 39 localités du Minas Gerais, suivant le cours du Rio Doce et ses affluents jusqu’à l’océan Atlantique, dévastant les écosystèmes sur son chemin et provoquant le déplacement des populations touchées. Renommé « Rio Morte » par les habitants (la rivière morte), le fleuve était resté six mois sans lumière en raison de la dissolution d’une partie des déchets minéraux et était pollué en 2018 à hauteur de 88,9%6. Les effets sur les écosystèmes locaux ont été désastreux. Les déchets ont détruit des algues protégeant le fleuve, entraînant la disparition de la végétation du lit du Rio Doce et beaucoup d’espèces animales et végétales se retrouvent menacées d’extinction. Selon des analystes, des dizaines voire des centaines d’années seront ainsi nécessaires pour que la nature se régénère.

La catastrophe de Mariana a eu des conséquences mortifères sur les écosystèmes et les peuples indigènes qui résident en leur sein, notamment le peuple Krenak, vivant à 300 kilomètres du barrage de déchets miniers. Ces derniers, qui avaient bloqué la ligne ferroviaire reliant Vitoria à Minas Gerais en protestation de la mort du fleuve (sans réponse de la part du gouvernement fédéral), ont rejoint avec les indigènes Guarani une action collective de 200.000 personnes contre BHP réclamant près de 5,5 milliards d’euros7. Des membres Krenak témoignent ainsi des conséquences sur leur peuple : « Notre peuple a beaucoup souffert car notre culture est liée au Rio Doce. Nous étions dépendants du poisson, de la chasse et de l’eau du Rio Doce », «Notre peuple s’est trouvé dans l’impossibilité de réaliser sa pratique la plus sacrée, le rituel dans les eaux du fleuve, le Watu »8.

Des experts du Haut commissariat des Nations unies pour les droits de l’homme envoyés sur place ont attribué la responsabilité de la rupture du barrage à la mauvaise gestion de la compagnie minière Samarco9, une joint-venture entre le géant anglo-australien BHP et le brésilien Vale. L’entreprise Samarco, qui n’a émis aucune alerte au moment de la catastrophe, en dépit de l’injonction reçue en 2009 d’installer un système d’alarme sonore, a été fortement critiquée pour la lenteur de sa réaction. Il aura ainsi fallu quinze jours pour que cette dernière se décide à admettre que la catastrophe menaçait la stabilité de deux autres barrages situés à proximité, mais également pour donner des informations quant au degré de pollution de l’eau et aux menaces pour la population. Les barrages à l’origine de la catastrophe de Mariana avaient reçu en 2013 le renouvellement de leur licence d’exploitation, en dépit d’une étude du ministère public qui avait dénoncé de sérieux risques de sécurité.

 

Une absence de condamnations  des dirigeants et le dédommagement limité des populations

Les deux catastrophes, outre la présence de l’entreprise brésilienne Vale, ont pour point commun l’absence de sanctions à l’égard des dirigeants, dont les pratiques aux conséquences criminelles sont demeurées impunies pénalement. Les entreprises concernées se sont contentées de s’engager à indemniser les populations impactées et ont ainsi pu continuer leur activité.

En 2015, suite aux mobilisations citoyennes, l’entreprise Samarco, s’est engagée à reconstruire les villages détruits et à assurer un soutien financier aux sinistrés. L’impunité des entreprises du secteur minier avait alors été pointée du doigt, alors que quatre incidents similaires s’étaient produits dans l’Etat du Minas Gérais sans que la législation sur l’exploitation minière ne soit modifiée. Un rapport de l’ONU, commandé par le gouvernement brésilien, avait estimé que sur les 740 barrages liés à l’activité minière 40 présentaient des « risques ».

Après avoir infligé à Samarco une amende de 60 millions d’euros, le gouvernement avait par la suite réclamé une somme de 4,5 milliards d’euros sur une période de dix ans et gelé les avoirs de BHP et Vale en attendant la signature d’un accord d’indemnisation. Une procédure pénale pour crime environnemental et homicide avait été également engagée contre le groupe Samarco et ses actionnaires ainsi que la société d’ingénierie VogBR, avant d’être finalement suspendue en août 201710 pour vice de procédure. La justice s’est rangée du coté de la défense qui dénonçait des preuves « obtenues illégalement » à travers des écoutes téléphoniques réalisées hors des délais établis par la justice.   

Dans le cas de la rupture de Brumadhinho, la police brésilienne avait recommandé l’inculpation d’employés de Vale et de la société d’audit allemande TV SUD, accusés de falsification afin d’accréditer la solidité du barrage ; et gelé près de 1,2 milliards d’euros du groupe afin de payer les dommages11. En dépit d’une injonction de la justice brésilienne et d’un accord signé par les dirigeants de l’entreprise, l’entreprise Vale avait mis 23 jours avant de débuter les indemnisations des victimes. Les défenseurs des victimes ont depuis dénoncé la gestion du processus de réparation par Vale et l’absence de contrôle par l’Etat et la justice. 

Le gouvernement Bolsonaro, peu amène quant aux questions environnementales, ne s’est guère impliqué dans la gestion de la catastrophe, une défenseure des droits estimant qu’au contraire « il veut s’en servir d’exemple pour faciliter le processus de délivrance de permis environnemental pour ce type de projets d’extraction»12

Au total, la multinationale aura déboursé 6,3 milliards de dollars, un très faible montant en comparaison de l’accord à l’amiable de 20,8 milliards signé avec les Etats-Unis par le groupe pétrolier BP suite à la marée noire de 2010 dans le golfe du Mexique13. La colère ne retombe pas contre le groupe, des portraits de victime sur lesquelles est inscrit « Vale Assassins » fleurissant à l’entrée de la ville14.

Les manifestations se poursuivent afin d’exiger le jugement des responsables de la catastrophe d Brumadhinho. Ici, les manifestants dessinent des croix sur le sol de la place de la liberté, à Belo Horizonte, pour honorer les victimes du crime de Brumadinho. © Brasil de Fato is licensed under CC BY-NC-SA 2.0

 

Les barrages, une menace persistante

Le Brésil compte 790 barrages de minerais, parmi lesquels 185 sont dans une situation similaire à celle du barrage de Brumadhinho au moment de sa rupture, à savoir un risque faible mais des dommages potentiels élevés15. En dépit des récents événements et des engagements formulés par les grands groupes gestionnaires, les barrages demeurent une menace prégnante pour la population et l’environnement. Face à ce péril, l’Agence minière nationale du Brésil a annoncé en avril dernier la fermeture immédiate de 47 bassins de retenue dont la sécurité n’était pas démontrée. Parmi ces bassins, 37 étaient situés dans l’Etat du Minas Gerais16. En dépit des récents drames, de nombreuses compagnies continuent ainsi de délaisser la question de santé et de sécurité pour des raisons de profit. L’entreprise Vale, déjà incriminée dans les deux catastrophes récentes apparaît à nouveau impliquée dans plus de la moitié des barrages concernés. 

La société civile et les organisations syndicales brésiliennes et internationales sont au premier rang de la lutte en faveur du durcissement de la réglementation grâce à des campagnes locales et le soutien de l’OCDE. Suite à la tragédie de Mariana, IndustriALL et l’IBB ont ainsi déposé plainte à l’OCDE contre BHP et Vale SA.        

Les investisseurs se mobilisent également dans le but de tenter de responsabiliser les géants du secteur, à l’image d’un groupe d’actionnaires dirigé par l’Eglise d’Angleterre qui souhaite renforcer la pression sur les groupes miniers dont il détient des parts17. Cette intervention n’a cependant pas empêché le groupe Vale de voir son cours de bourse remonter après une vertigineuse chute suite à la rupture du barrage de Brumadhinho, porté par une demande mondiale croissante, notamment de la part de la Chine.

 

Les liens entre secteur minier et secteur politique

La situation demeure néanmoins très incertaine en raison de la collusion entre les dirigeants d’entreprises et le monde politique. Le récent barrage de Belo Monte en est une malheureuse illustration. Inauguré en pleine Amazonie, ce projet pharaonique aux conséquences environnementales potentiellement mortifères a fait l’objet de pots-de-vin de la part des entreprises du BTP, comme la révélé le scandale « Lava Jato »18. Le barrage devrait alimenter le Belo Sun, une mine d’or à ciel ouvert encore en projet suite au refus de permis d’exploitation par la justice pour non-consultation des peuples indigènes. Le gouvernement prévoit néanmoins de revenir sur cette décision en promulguant une loi afin d’ouvrir l’exploitation minière dans les territoires indigènes19.

Les conséquences de cette connivence avec les milieux politiques se répercutent dans la faiblesse des sanctions prises à l’encontre des entreprises incriminées. Les trois commissions parlementaires20 chargées d’enquêter sur la catastrophe de Mariana comptaient ainsi chacune en leur sein des parlementaires élus grâce à l’argent des compagnies minières. 

Si des mesures sont prises actuellement afin de réduire le risque de sécurité des barrages miniers, les habitants des Etats concernés vivent avec le risque de voir une nouvelle catastrophe survenir et ne peuvent guère compter dans sa lutte sur le soutien d’un gouvernement fédéral pour lequel les intérêts économiques priment sur les enjeux humains et environnementaux.


1:https://www.em.com.br/app/noticia/gerais/2020/08/28/interna_gerais,1180210/familias-se-emocionam-com-retomada-das-buscas-em-brumadinho.shtml
2:https://www.tdg.ch/monde/brumadinho-vale-omis-informations/story/12687771
3:https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/11/06/au-bresil-la-rupture-du-barrage-de-brumadinho-aurait-pu-etre-evitee_6018181_3244.html
4:https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/bresil-un-an-apres-leffondrement-du-barrage-le-geant-du-fer-toujours-sous-pression-1167235
5:https://webdoc.france24.com/bresil-barrage-mariana/
6:https://bomdiabresil.com/la-catastrophe-de-mariana-deux-ans-apres-trois-chiffres-trois-infos
7:https://planeteamazone.org/actualites/tribus-bresiliennes-plaident-contre-bhp/
8:https://www.youtube.com/watch?time_continue=62&v=ebg6M6y6vCc&feature=emb_logo
9:https://www.ohchr.org/EN/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=16891&LangID=E
10:https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/08/10/desastre-du-rio-doce-la-justice-bresilienne-suspend-les-poursuites_5170885_3222.html
11:https://la1ere.francetvinfo.fr/bresil-an-apres-retour-rupture-du-barrage-brumadinho-793121.html
12:https://www.liberation.fr/planete/2019/03/25/bresil-deux-mois-apres-la-catastrophe-de-brumadinho-la-situation-des-victimes-reste-dramatique_1716386
13:https://www.lepoint.fr/monde/maree-noire-du-golfe-du-mexique-bp-va-payer-20-8-milliards-de-dollars-justice-americaine-05-10-2015-1970877_24.php
14:https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/bresil-un-an-apres-leffondrement-du-barrage-le-geant-du-fer-toujours-sous-pression-1167235
15:https://www.bbc.com/portuguese/brasil-47056259
16:http://www.industriall-union.org/fr/le-bresil-ferme-47-barrages-miniers-dangereux
17:https://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/bresil-un-an-apres-leffondrement-du-barrage-le-geant-du-fer-toujours-sous-pression-1167235
18:https://www.lemonde.fr/energies/article/2019/11/30/le-barrage-belo-monte-au-bresil-monument-au-gaspillage-et-a-la-folie-met-en-marche-sa-derniere-turbine_6021169_1653054.html
19:https://www.ouest-france.fr/monde/bresil/bresil-une-loi-pour-autoriser-l-activite-miniere-sur-les-terres-indigenes-6723488
20: Le Congrès national, les assemblées législatives de Minas Gérais et de Espirito Santo.

Article écrit par Arthur Depierre pour Planète Amazone



Mis a jour le 2020-12-01 00:13:00

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