“MISSION RIO +20” pour le cacique Raoni et Planète Amazone


Planète Amazone accompagnera le cacique Raoni et les peuples d’Amazonie à Rio+20, se faisant l’ambassadrice des quelques 260 000 signatures de la pétition contre le barrage de Belo Monte.


Ils sont délaissés par les grands médias et oubliés par les puissants de ce monde : le cacique Raoni et les peuples d’Amazonie ont bien l’intention de se rappeler à leur bon souvenir lors de l’imminent Sommet de la Terre Rio+20 (20-22 juin 2012). Vous avez signé nombreux la pétition de Raoni, que nous administrons, le temps de l’action est désormais venu.

Vous pouvez aujourd’hui agir de façon concrète en apportant votre participation à la Mission Rio+20 de l’association Planète Amazone. En accompagnant Raoni et les peuples d’Amazonie à Rio+20, Planète Amazone se fera l’ambassadeur de vos 260 000 signatures. Ainsi, chacun de vous sera-t-il symboliquement présent lors de chacune de leurs interventions et contribuera à délivrer au monde ce message :

PRÉSERVONS L’AMAZONIE, PRÉSERVONS NOTRE AVENIR.

 

Chères amies, chers amis,

comme vous le savez sans doute, l’association Planète Amazone* administre la pétition du cacique (chef) Raoni contre le barrage de Belo Monte et vous informe régulièrement sur le site raoni.com du drame de la déforestation en Amazonie et de ses conséquences environnementales et ethnocidaires pour les populations autochtones. Nous accompagnons également le cacique Raoni dans différentes facettes de son combat pour préserver intacte la forêt amazonienne qui l’a vu naître, un environnement extraordinaire à la biodiversité foisonnante, un capital inestimable pour la planète et donc pour l’humanité toute entière. Un patrimoine unique mais fragile, agressé de toute part, plus que jamais menacé d’éradication.

 

Mission Rio+20 : donner un écho planétaire aux combats de Raoni et des peuples d’Amazonie

Le cacique Raoni, son peuple et les autres populations autochtones du Brésil et d’Amazonie, se battent contre l’installation d’exploitations (forestières, agricoles ou minières) sur leurs territoires et contre les grands barrages (Belo Monte, Jirau…), ouvrages titanesques à l’efficacité contestée, dont la modeste durée de vie (en général quelques dizaines d’années) ne peut en aucun cas justifier les dégats irréversibles infligés à des écosystèmes préservés depuis la nuit des temps.

Le cacique Raoni, son peuple et les autres populations autochtones du Brésil et d’Amazonie s’indignent et se mobilisent contre l’assouplissement révoltant du code forestier, qui aura pour conséquence d’encourager encore davantage une déforestation déjà galopante, notamment en amnistiant -et donc validant- toutes les implantations illégales dans les zones indigènes protégées, que cet appel d’air voue à une disparition certaine à plus ou moins court terme. Des voix se sont élevées dans le monde entier, une pétition demandant à Dilma le véto complet de la révision du code forestier a dépassé les 2 millions de signatures, mais la présidente s’entête : elle a attendu la dernière limite légale pour émettre un véto partiel, très insuffisant et à l’issue incertaine (les modifications demandées doivent repasser devant la chambre des députés où elles peuvent être invalidées). S’il est finalement révisé, le code forestier hypothéquera le devenir de la plus grande forêt tropicale de la planète et donc des populations natives d’Amazonie.

Le cacique Raoni, son peuple et les autres populations autochtones du Brésil et d’Amazonie ont besoin de notre soutien à tous pour demander au Brésil de respecter et d’appliquer leur droit à la terre, pourtant inscrit dans la constitution du pays depuis 1988. Nous vous avons exposé les récents événements dramatiques intervenus sur des territoires kayapo ancestraux (région dite de Kapot Nhinore), suite à des invasions agressives d’exploitants agricoles illégaux fortement armés. Grâce à votre solidarité et vos dons, l’opération d’urgence mise en place par l’ONG Amazon Watch et relayée en France par Planète Amazone et Nicolas Hulot a permis au peuple du cacique Raoni de maintenir un campement de fortune sur les lieux envahis (à ce jour, 9 000 $ ont été virés sur le compte de l’Instituto Raoni). Votre mobilisation a permis de stabiliser la situation pour quelque temps, mais celle-ci reste explosive. Non seulement le gouvernement brésilien continue à afficher sa mauvaise volonté quant à la mise en oeuvre du processus de démarcation (en attente depuis près de 20 ans !) mais la sécurisation de ces territoires reculés s’avère quasiment impossible sans d’importants soutiens logistiques et financiers.

 

Le sort de la planète est lié à celui de l’Amazonie

Ce résumé vous dresse un tableau bien peu reluisant de la situation actuelle en Amazonie : déforestation galopante, violation quasi-systématique aux droits de l’homme et droits des populations autochtones, assassinats de militants écologistes… Quand le monde, plongé dans la brume d’une crise économique persistante, va-t-il se réveiller ? Le futur du “poumon vert” de la planète et de ceux qui dépendent d’elle pour survivre se profile. Il n’a jamais été aussi sombre. L’Amazonie est à la croisée des chemins, alors même que le Brésil atteint une prospérité économique sans précédent dans son Histoire, et sans doute même à cause de cela car son exploitation réprésente une manne à court-terme. L’Europe et les Etats-Unis s’essouflent, quand l’Inde, la Chine et le Brésil passent avec fracas du statut de puissance émergeante à celui de grande puissance. Qu’à cela ne tienne ! Crise ou prospérité, tous les prétextes sont bons pour ne pas parler d’écologie Et pourtant les premiers signes tangibles de l’avant-désastre sont là : perturbations et réchauffement climatiques, augmentation de la pollution atmosphérique avec son lot de maladies respiratoires, taux d’extinction des espèces animales et végétales en accélération exponentielle…

 

1992-2012, vingt ans de promesses non tenues

Il y a 20 ans, le cacique Raoni fut l’un des intervenants les plus mémorables du premier Sommet de la Terre à Rio. 1992-2012, 20 ans déja. Fort du récent succès de sa campagne internationale de sensibilisation sur la déforestation en Amazonie (avec Sting), il était venu tirer la sonnette d’alarme. Quelques autres, tel le commandant Cousteau, faisaient de même. L’existence même de ce “Sommet de la Terre” était porteuse d’espoir. Il fallut vite déchanter car au delà des belles résolutions qui ne passent pas l’année, une évidence apparut : celle que l’Humanité se devait de réagir au plus vite, de devenir adulte, responsable et pas seulement coupable. Cousteau donnait une échéance de 20 ans avant d’atteindre le seuil de non retour, celui au delà duquel nous glisserions vers une lente agonie. Nous voilà 20 ans plus tard et ce ne serait donc non pas seulement l’Amazonie mais l’humanité entière qui se trouverait à la croisée des chemins. Vingt ans après, Cousteau n’est plus, mais Raoni, que le poids des ans n’a pas rendu moins déterminé, est bien décidé à faire entendre sa voix, celle de son peuple et de toutes les populations autochtones d’Amazonie et de la planète, dont il est l’un des emblèmes. il aime à le rappeler : “je me bats pour mon peuple mais aussi pour l’avenir de la planète”.

 

Mission Rio+20 : inciter le Brésil à être plus respectueux des droits de ses populations autochtones

En 2012, il est plus que jamais difficile de mobiliser sur l’essentiel, la préservation et la protection de notre planète, source de toute existence, et Rio+20 changera-t-il la donne? Le Brésil, pays hôte de ce sommet des Nations Unies où seuls les puissants auront leur mot à dire, a déjà fait savoir qu’il ne comptait pas donner l’opportunité aux représentants indigènes de gâcher la fête en focalisant l’attention. Le climat se veut hostile envers ces dissidents qui s’opposeraient, nous dit-on, à la marche du progrès et donnent un sacré coup de canif à la carte postale d’un Brésil démocratique soucieux du respect des droits de l’Homme et de la préservation de son extraordinaire capital naturel. La Coupe du Monde de footbal (2014) et les Jeux Olympiques (2016) approchent et si Pékin a brutalement muselé “quelques” tibétains et éradiqué une partie non négligeable de son patrimoine pour accéder au podium des grands de ce monde, peut-on s’attendre à ce qu’il en soit autrement à Rio avec les indiens et la forêt amazonienne ?

 

Mission Rio+20 : Planète Amazone aux côtés de Raoni et des populations menacées par la déforestation

Nous sommes fiers de militer auprès du cacique Raoni et de son peuple ; si celui-ci n’a d’autre alternative que celle d’être le grain de sable qui perturbe les rouages d’une gigantesque machine fonçant droit vers l’abîme, alors il est de notre devoir de lui apporter notre soutien. Le cacique Raoni n’est à ce jour pas convié à participer aux débats officiels de l’ONU, mais nous œuvrons d’arrache-pied pour qu’il en soit autrement. Quoiqu’il en soit, il prendra part à de nombreuses tables rondes et événements associés au sommet officiel, comme le Sommet des Peuples. Nous serons à ses côtés pour favoriser les rencontres avec les personnalités et décideurs que nous interpelleront par l’intermédiaire des 260 000 signatures que sa pétition a recueilli. Nous assurerons la mise en relation avec des médias et documenterons ses interventions, afin d’alimenter le site raoni.com, les réseaux sociaux et autres canaux d’information. Notre rôle, comme toujours, donner un plus large écho possible à la voix du cacique Raoni qui, depuis plus de quarante ans, oeuvre pour éveiller les consciences. A Rio+20 et particulièrement à l’occasion du Sommet des Peuples, Planète Amazone tissera des liens avec de nombreux représentants indigènes, base de futurs partenariats. A tous ceux qui se battent en silence loin de tout regard, dans l’indifférence générale, Planète Amazone tâchera d’apporter un soutien juridique et médiatique.

Pour mener à bien notre mission lors du sommet Rio+20, les bénévoles de Planète Amazone ont besoin de votre soutien.

Vous pouvez faire un don en ligne en cliquant sur le lien ci-dessous
ou envoyer un chèque à l’ordre de Planète Amazone à l’adresse suivante :
Planète Amazone,
38 rue Baudin,
92400 Courbevoie

AIDEZ AU FINANCEMENT DE LA “MISSION RIO+20” DE PLANÈTE AMAZONE

 



Mis a jour le 2020-09-06 10:06:23

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