Résumé de l’année 2014


Les actions de Planète Amazone en 2014 sont sur trois fronts à la fois : les actions militantes, le dialogue avec les pouvoirs public et privé, le lancement de projets avec les autochtones du Brésil.


Visuel de Planète Amazone pour dénoncer les impacts environnementaux de la part de GDF Suez (Engie), par la construction de grands barrages. Dessin par Candice Nony.

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  • Décembre : financement du déplacement des caciques Raoni Metuktire et Megaron Txucarramãe à Brasilia pour participer à une mobilisation visant à empêcher la votation de l’amendement constitutionnel PEC-215, qui menace l’ensemble des terres indigènes du Brésil. Plusieurs centaines de citoyens francophones participent parallèlement à une campagne d’urgence de Planète Amazone et interpellent les autorités brésiliennes (Présidence de la République, Chambre des députés et Sénat) pour demander le retrait de l’amendement PEC-215, dont la votation, fragile victoire, est finalement reportée sine die.

  • Novembre : à l’UNESCO, participation de Gert-Peter Bruch au colloque du dixième anniversaire de l’Appel de Paris visant à rassembler des scientifiques et juristes afin de faire reconnaitre la pollution comme crime contre l’Humanité.

    Lancement de la campagne « STOP TAPAJOS ! » avec le soutien de Bernard Lavilliers, pour accompagner une « Caravane contre les barrages en Amazonie » les 26 et 27 novembre le long du fleuve Tapajós, menacé lui aussi par des complexes de barrages. La campagne pointe la responsabilité des multinationales. En France, Nicolas Hulot et Cécile Duflot sont parmi les premiers à poser avec un logo reprenant la célèbre main rouge – symbole de la lutte contre les grands barrages, dans la paume de laquelle figure soir le sigle d’EDF soit celui de GDF-Suez.

  • Octobre : à l’occasion des Prix Pinnochio 2014 (décernés aux entreprises les plus irresponsables en matière d’environnement) organisés par Les Amis de la Terre, campagne intensive de Planète Amazone pour soutenir la nomination de GDF-SUEZ (future ENGIE) dans la catégorie « greenwashing » pour la mise en place de Green Bonds (obligations vertes) ayant permis à la firme de récolter 2,5 milliards d’euros auprès d’investisseurs éthiques, et de les utiliser pour financer des projets destructeurs tout en continuant à miser massivement sur les énergies fossiles. Notre campagne permet à GDF-SUEZ d’être le lauréat 2014.

    Le 13, Planète Amazone participe à la conférence End Ecocide au Comité économique et social européen (CESE) à Bruxelles. Gert-Peter Bruch intervient parmi des juristes, des scientifiques, des ONG, des personnalités politiques et des citoyens, pour faire le lien entre génocide culturel des peuples autochtones et écocide.

  • Septembre : le 21, participation à Paris, à la grande Marche Mondiale pour le Climat pour rappeler l’importance des trois grandes forêts tropicales de la planète.

  • Août : les 21 et 22 août 2014, organisation, à la demande du Cacique Raoni Metuktire, de la visite du maire de Nice Christian Estrosi (Les Républicains) dans l’Etat du Mato Grosso (Brésil) simultanément dans les villages Kayapo de Piaraçu et Metuktire Novo (terre indigène Kapot-Jarina).

    Démarrage du premier volet d’un grand projet de préservation audiovisuelle des mythes et de l’histoire orale du peuple Kayapo et de la vie du Cacique Raoni Metuktire. Les tournages ont lieu à cheval sur août et septembre au village de Metuktire Novo (terre indigène Kapot-Jarina, Mato Grosso, Brésil). Les mythes et histoires vraies, qui souvent fusionnent, sont captés en très haute définition et avec une prise de son professionnelle.

    Sensibilisation d’une communauté kayapo à la gestion des déchets non bio-dégradables.

  • Juillet : à partir du 23 et jusqu’au 10 août, organisation de l’exposition  » L’Amazonie entre vos mains – agir pour sauver la forêt «  au Bateau Daphné (Paris), un événement interactif ponctué de projections et de débats pour revivre ou découvrir la résistance au grand barrages amazoniens, construits au Brésil avec la complicité d’entreprises françaises et européennes.

  • Juin : organisation de la campagne “SOS AMAZÔNIA TOUR” des caciques Raoni et Megaron au Brésil et en Europe (France, Monaco, Angleterre, Norvège) alors que le Brésil lance la Coupe du monde de football. Après avoir participé, à Brasilia (27-29 mai), à de grandes manifestations indigènes en direction de la Coupe du monde, ils sont à Paris début juin. Le 3 juin, soirée spéciale au CESE pour commémorer le 25ème anniversaire de leur tournée mondiale avec le chanteur Sting. Le 4 juin, hommage du cacique Raoni dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale grâce au soutien du député Jean-Louis Roumégas. Le 5 juin événement de sensibilisation en présence de 300 enfants pour la Journée mondiale de l’environnement. Rencontres pendant la tournée pour présenter le projet d’une Alliance des Gardiens de Mère Nature avec personnalités et autorités : SAS le Prince Charles d’Angleterre, SAS le Prince Albert II de Monaco, SAS le Roi Harald IV de Norvège, Claude Bartolone, président de l’Assemblée Nationale française, Michel Rocard, ancien Premier ministre français…

    Lors de la soirée  » Cacique Raoni, Gardien des racines  » au CESE, diffusion d’une version originale sous-titrée en français du film Belo Monte, anuncio de uma guerra, de Andre d’Elia (sous-titrage produit par Planète Amazone).

    La tournée est accompagnée d’un spot produit par Planète Amazone avec la participation de Bernard Lavilliers et de Paul Watson (Sea Shepherd) pour lancer l’opération ‘S.O.S. Amazônia – Stop Belo Monte!’ : les citoyens sont appelés à diffuser sous de multiples formes (selfie, tee-shirts, pochoirs, images de profil sur les réseaux sociaux…) les symboles de lutte indigène : une main verte pour la forêt, une main rouge pour les peuples qui veillent sur elle.

  • Avril : le 28, participation à l’Assemblée Générale de GDF Suez afin de réclamer le retrait des projets de barrages en Amazonie brésilienne. Organisation conjointe avec Amazon Watch. Une lettre ouverte, signée de l’Articulation des peuples indigènes du Brésil (APIB) et de la Coordination des organisations indigènes de l’Amazonie brésilienne (COIAB), montre que l’implication de GDF Suez dans plusieurs projets hydroélectriques à travers l’Amazonie est en contradiction flagrante avec sa propre charte éthique et ses engagements à respecter les normes internationales de l’ONU. La lettre, lue par Gert-Peter Bruch (Planète Amazone) au pdg Gérard Mestrallet devant les actionnaires réclame de GDF Suez un moratoire sur tous ses projets de barrages en Amazonie et l’établissement d’un processus de dialogue authentique avec le mouvement indigène brésilien, en amont de tout projet futur.

  • Mars : le 14, organisation conjointe avec l’ONG Amazon Watch d’un rassemblement à La Défense devant les bâtiments de GDF-Suez, Alstom et EDF afin d’alerter sur la situation détériorée des peuples en Amazonie brésilienne et les impacts des constructions hydroélectriques de grande envergure, tels que Tapajos et Belo Monte, dans le cadre de la Journée Internationale d’action pour les rivières. Participation auprès de Sônia Guajajara, porte-parole de l’APIB (Articulation des Peuples Indigènes du Brésil) à un rendez-vous avec la direction de la RSE (Responsabilité Sociale et Environnementale) de GDF-Suez. Suite à cette rencontre, Sônia enverra une lettre aux dirigeants pour alerter l’entreprise sur sa participation à un cas possible de génocide de peuple(s) en isolement volontaire lors de la mise en eau du réservoir du barrage de Jirau, sur le Rio Madeira (Etat de Rondonia, Brésil)

  • Janvier : participation de Planète Amazone à Munich (Allemagne) les 27 et 28 à l’Assemblée Générale du groupe Siemens. Un dossier leur est remis concernant l’implication de l’entreprise dans le projet de Belo Monte.



Mis a jour le 2018-10-19 23:12:15

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