LES FONDATEURS DE L’ALLIANCE


Le Cacique Raoni (peuple Kayapo), le Cacique Megaron (peuple Kayapo), le Cacique Davi Kopenawa (peuple Yanomami), les Caciques Aritana et Pirakuman (peuple Yawalapiti), les Caciques Afukaka et Tabata (peuple Kuikuro), chefs traditionnels d’Amazonie, détenteurs de grands savoirs, gardiens du plus grand « poumon vert » de la planète, ont scellé un pacte à Brasilia au … Continuer la lecture de LES FONDATEURS DE L’ALLIANCE


Email to someonePrint this pageShare on FacebookTweet about this on Twitter

Le Cacique Raoni (peuple Kayapo), le Cacique Megaron (peuple Kayapo), le Cacique Davi Kopenawa (peuple Yanomami), les Caciques Aritana et Pirakuman (peuple Yawalapiti), les Caciques Afukaka et Tabata (peuple Kuikuro), chefs traditionnels d’Amazonie, détenteurs de grands savoirs, gardiens du plus grand « poumon vert » de la planète, ont scellé un pacte à Brasilia au mois d’avril 2015 en vue de constituer une alliance internationale pendant la COP21.

 

LES CACIQUES RAONI METUKTIRE ET MEGARON TXUCARRAMÃE, REPRÉSENTANTS DU PEUPLE KAYAPO

Le Cacique Raoni Metuktire, chef indigène d’Amazonie brésilienne célèbre dans le monde entier pour son combat de toute une vie pour la défense du peuple Kayapo, des peuples indigènes et des « poumons verts » de la planète, est l’une des figures internationales de la protection de la planète les plus emblématiques de notre temps.

Après avoir participé à l’unification des territoires indigènes du Xingu, à la création de la plus grande réserve de forêt tropicale protégée au monde (180 000 km2) et à la sensibilisation de

l’opinion publique mondiale à la cause indigène et au drame de la déforestation, il souhaite léguer, en héritage à tous les peuples, la création d’une alliance internationale des gardiens de la Nature.

Le Cacique Raoni Metuktire œuvre depuis plus d’un demi-siècle pour préserver les terres ancestrales de son peuple, mais voilà déjà bien longtemps que son combat s’est étendu à l’échelle de la planète, dont il est devenu l’un des ambassadeurs informels les plus convaincants depuis sa tournée mondiale, en 1989, avec son neveu Megaron Txucarramãe et le chanteur Sting. Il a d’ailleurs été le lauréat, en 2014, de la première édition du Prix Public de la Paix.

Il y a longtemps déjà que le Cacique Raoni rêve que son message d’union et d’alliance entre les peuples autochtones et tous les autres protecteurs de la planète soit entendu et qu’il souhaite transmettre une feuille de route viable pour le futur en héritage à l’humanité.

Épaulé par son neveu et fidèle disciple, le Cacique Megaron Txucarramãe, il saisit l’occasion de la COP21 pour fonder une alliance et tisser dans la durée des liens permanents entre les peuples autochtones de tous les continents, tous menacés par des pressions économique et démographique accentuant les bouleversements climatiques, dont ils sont les lanceurs d’alertes les plus efficaces mais aussi les premières victimes

 

LES CACIQUES PIRAKUMAN ET ARITANA, REPRÉSENTANTS DU PEUPLE YAWALAPITI

3 – Le chef Pirakuman Yawalapiti (Brésil) ;

Le peuple Yawalapiti vit sur le haut Xingu, fleuve situé dans l’État du Mato Grosso, au Brésil.

Après avoir subi une terrible épidémie de rougeole et des attaques au milieu du XXème siècle, le peuple Yawalapiti s’est dispersé dans plusieurs villages des différents peuples du Xingu. Les Yawalapitis se sont regroupés avec le soutien du sertaniste Orlando Villas-Bôas avant la création du Parc du Xingu en 1961

. Ils sont actuellement confrontés à de graves problèmes de pollution du fleuve en raison des engrais chimiques et des herbicides utilisés dans la culture intensive du soja et du maïs.

Peu nombreux dans les années 1950, ils ont donc presque disparu pour finalement voir leur population augmenter de nouveau.

Ils ont initié dans les années 2000 un vaste programme de transmission orale et audiovisuelle pour conserver leur culture. Des ateliers d’apprentissage ont été mis en place pour que les anciens enseignent à la jeune génération l’artisanat traditionnel et la langue Yawalapiti. L’acquisition de matériel audiovisuel a permis l’enregistrement de rites et traditions orales diffusés ensuite grâce à la réalisation de films documentaires.

4 – le Cacique Aritana Yawalapiti (Brésil)

Face au succès de leur projet, plusieurs tribus voisines ont exprimé le souhait d’obtenir également les moyens de se constituer une mémoire audiovisuelle pour les générations futures.

LE CACIQUE DAVI KOPENAWA, REPRÉSENTANT DU PEUPLE YANOMAMI

Le peuple Yanomani est connu pour son combat contre les chercheurs d’or illégaux, qu’il parvint à remporter après avoir failli disparaître totalement, en raison d’épidémies mortelles dues aux premiers contacts avec la population brésilienne dans les années 1980.

Les terres Yanomami sont partagées entre le nord du Brésil et le Venezuela.

Au Brésil, la terre indigène Yanomami, de 9,6 millions d’hectares, est située à la fois dans le nord de l’État d’Amazonas et de l’État de Roraima. La réserve de biosphère de l’Alto Orinoco Casiquiare, de 8,2 millions d’hectares, est la continuité du territoire Yanomami au Venezuela, ce qui en fait le plus grand territoire indigène au monde.

Aujourd’hui, le peuple Yanomami est reconnu dans le monde entier pour la beauté de sa culture et la richesse de ses savoirs ancestraux, notamment grâce à l’engagement de certains de ses représentants charismatiques qui déploient des efforts soutenus pour préserver sa culture, menacée par une pression extérieure toujours plus forte.

5 – Le Cacique Davi Kopenawa, peuple Yanomami (Brésil) ;

LES CACIQUES AFUKAKA ET TABATA, REPRÉSENTANTS DU PEUPLE KUIKURO

Le Cacique Afukaka Kuikuro a également initié un grand programme de préservation et de transmission de la culture Kuikuro grâce notamment à l’enregistrement vidéo des rituels et cérémonies traditionnels.

Le peuple Kuikuro est le plus important de la région du Haut Xingu avec environ 500 indigènes répartis, pour la plupart, dans trois villages au sud du Parc Indigène du Xingu : Ipatse, Ahukugi et Lahatuá.

 

7 – le Cacique Tabata Kuikuro (Brésil).

Ce peuple possède une tradition particulière de plantation de Péqui, arbre originaire de la savane brésilienne dont le fruit est reconnu pour ses qualités nutritionnelles et ses propriétés thérapeutiques.

Une graine de Péqui est plantée à chaque nouvelle naissance dans le village du Cacique Afukaka pour symboliser la nécessité de garantir l’alimentation des générations futures.

Touchés par des épidémies foudroyantes à partir de la fin du XIXème siècle jusqu’au milieu du XXème, les Kuikuro voient leur nombre chuter de façon dramatique, ceci les obligeant à se déplacer au nord de leur territoire pour bénéficier des programmes de vaccinations systématiques apportées par les fondations de protection des indiens.

La démographie repart en 1960 suite aux campagnes de vaccination et leur permet de s’organiser pour récupérer les terres.

Le peuple Kuikuro s’est notamment allié au peuple Yawalapiti dans les années 1950 pour contribuer à leur renaissance.

Porteur de cette tradition de solidarité et d’échange, le Cacique Afukaka constitue un personnage indispensable pour fédérer les forces autour du projet d’Alliance des Gardiens de Mère Nature

 

Ci-dessus: 1 – Mindahi Bastida, peuple Otomi (Mexique) ; 2 – Hugo Jabini, peuple Saramaca (Suriname) ; 3 « Tom Goldtooth, Nation Navajo (États-Unis) et Gert-Peter Bruch, fondateur de Planète Amazone (France) ; 4 – Mundiya Kepanga, peuple Huli (Papouasie-Nouvelle-Guinée) ; 5 – le Cacique Raoni Metuktire, peuple Kayapó (Brésil) et François Paulette, Nation Dene (Canada) ; 6 – Faye Fredericks, peuple Wapishana (Guyana) ;



Mis a jour le 2018-11-09 21:38:49

Haut de page