17 avril 2019

‘S.O.S. d’un Brésil indigène en détresse’, soirée débat à l’Espace Jean Dame, à Paris 2e


Conférence le 17 avril 2019 à l’Espace Jean-Dame, Paris, en présence de la cacique Tanoné du peuple Kariri Xocó (Brésil), Sabah Rahmani, auteure du livre ‘Paroles des peuples racines – Plaidoyer pour la Terre’, aux éditions Actes Sud, Fabien Cohen, secrétaire général de France Amérique Latine, Patrick Kulsza, co-fondateur et membre du bureau exécutif du GITPA, Gert-Peter Bruch, fondateur de Planète Amazone, et Joana Espinosa, enseignante-chercheuse en anthropologie à l’Université de Paris 1.


La cacique Tanoné (au centre), en compagnie de Gert-Petre Bruch, lors de la Grande Assemblée de l’Alliance des Gardiens de Mère Nature, en octobre 2017.

Evènement gratuit. Inscription obligatoire.

 

Quand : mercredi 17 avril, de 19h à 22h

Où : Espace Jean-Dame, 17 rue Léopold Bellan, 75002 PARIS
(Métro 3 Sentier, ou 4 Etienne Marcel)

Quoi : dans le cadre de la campagne « 100 jours du président Bolsonaro – L’appel des peuples autochtones pour sauver les écosystèmes menacés »,
Conférence organisée par Planète Amazone, en partenariat avec la Mairie du 2è arrondissement de Paris, FAL, ARBRE, Collectif Marielles, CSIA Nitassinan, Autres Brésils, RED.BR et la mairie du 2è arrondissement de Paris

M. Jacques Boutault, maire du 2e arrondissement de Paris, prendra la parole pour un mot d’accueil en introduction de la conférence.

 

Présentation du sujet de la conférence :

Le monde retient son souffle depuis que le Brésil a choisi pour Président Jair Bolsonaro. Elu au moment même où les curseurs climatiques s’affolent, il cible violemment les minorités et en particulier les indigènes, menaçant leur culture, les écosystèmes dont ils dépendent, et même, dans le cas des derniers peuples non contactés, leur survie. Avant son élection Bolsonaro a déclaré que « les indiens n’auront plus 1cm de terres en plus » et qu’ils vivent sur leurs terres « tels des animaux dans des « zoos ». Le jour même de son investiture, il a placé sous tutelle du ministère de l’Agriculture la démarcation des terres indigènes. Celles-ci sont désormais à la merci de l’agro-business, de l’industrie minière et des grands complexes de barrages, en violation de la Constitution de 1988 et de la Convention 169 de l’OIT, ratifiée par le pays. Depuis, jamais le sang de leaders indigènes et d’écologistes n’a autant coulé…

Ivanice Pires Tanoné, l’une des seules femmes caciques (cheffe de tribu) du Brésil, est la première indigène à se rendre en France depuis la prise de fonction de Bolsonaro. Durant cette visite qui marquera les 100 premiers jours du « Trump tropical », elle entend interpeller l’opinion publique, les élus et les juridictions internationales. La cacique Tanoné, 64 ans, représente son peuple Kariri Xocó (situé au nord-est du pays) depuis plus de 30 ans auprès des instances officielles et lors des grandes mobilisations indigènes, telles que le Campement Terre Libre (qui se tiendra fin avril). Gardienne de la nature, elle replante des arbres, seule, sur les derniers hectares de forêt sacrée des terres de son peuple et lutte inlassablement et avec sagesse contre la déforestation et l’assèchement du fleuve San Francisco.

 

Intervenants :

la cacique Tanoné, du peuple Kariri Xocó (Brésil), pour la première fois en France.  L’une des seules femmes caciques (cheffe de tribu) du Brésil, est la première indigène à se rendre en France depuis la prise de fonction de Bolsonaro. Durant cette visite qui marquera les 100 premiers jours du « Trump tropical », elle entend interpeller l’opinion publique, les élus et les juridictions internationales.
Gardienne de la nature, elle replante des arbres, seule, sur les derniers hectares de forêt sacrée des terres de son peuple et lutte inlassablement et avec sagesse contre la déforestation et l’assèchement du fleuve San Francisco. A l’occasion de sa venu en France, elle portera également la voix de l’Alliance des Gardiens de Mère Nature.

 

Sabah Rahmani, auteure du livre ‘Paroles des peuples racines – Plaidoyer pour la Terre’ aux éditions Actes Sud. Le livre rassemble les témoignages de 19 représentants autochtones dans le monde, suivis de la Déclaration de l’Alliance des Gardiens et Enfants de la Terre Mère, un pacte pour la planète scellé à Brasilia par 200 indigènes et alliés venus de 30 pays.

 

Gert-Peter Bruch, réalisateur, fondateur de Planète Amazone et membre du Comité exécutif de l’Alliance des Gardiens de Mère Nature.
Il a rendu possible la Grande Assemblée historique de l’Alliance à Brasília en 2017. Il se dédie à la défense des droits de l’environnement et des peuples indigènes, en faisant grandir la conscience du grand public et en mettant en place des projets internationaux.

 

Fabien Cohen, secrétaire général de France Amérique Latine. Il est spécialiste des accords et échanges commerciaux entre l’Union Européenne et l’Amérique du Sud. Il est engagé pour la défense des peuples et de la démocratie en Amérique latine depuis plus de 20 ans.

 

Patrick Kulesza, Ingénieur agronome INA Paris. Il a réalisé plusieurs films sur les Musgums (Nord Cameroun) pour lequel il a reçu en 1962 le Prix National d’Initiative des Jeunes et les Oubis (Ouest Cote d’Ivoire) en 1965. En 2002, il fonde avec des amis anthropologues, le groupe local France de IWGIA sous le nom du GITPA dont il assure depuis le rôle de Secrétaire général. Il crée et codirige chez L’Hamattan les 2 collections Questions autochtones (avec Simone Dreyfus-Gamelon) et Horizons autochtones (avec Irène Bellier). Il est membre du Bureau et Directeur exécutif du GITPA.

Joana Espinosa, enseignante à l’Université Paris 1 et chercheuse en anthropologie spécialiste en la représentation de l’indien de la vision colonialiste au perspectivisme amérindien. Elle apportera un éclairage sur les éléments historiques et culturelles qui sont à l’origine des écocides en cours en Amazonie brésilienne.

 



Mis a jour le 2019-08-14 20:41:38

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