[Communiqué] LE CINÉASTE JEAN-PIERRE DUTILLEUX DÉBOUTÉ EN JUSTICE POUR SA DEMANDE DE RETRAIT D’UNE VIDÉO DE DÉNONCIATION


Ce vendredi 15 mars 2019, Madame Joëlle CLEROY, Première vice-présidente du Tribunal de Grande Instance de Nanterre a débouté le cinéaste Jean-Pierre Dutilleux fondateur et président d’honneur de l’Association Forêt Vierge, de son assignation en référé dirigée contre Planète Amazone et son Président.


Jean-Pierre Dutilleux, cinéaste, écrivain, et le cacique Raoni Metuktire en 2010 – Photo : John Van Hasselt

Ce vendredi 15 mars 2019, Madame Joëlle CLEROY, Première vice-présidente du Tribunal de Grande Instance de Nanterre a débouté le cinéaste Jean-Pierre Dutilleux fondateur et président d’honneur de l’Association Forêt Vierge, de son assignation en référé dirigée contre Planète Amazone et son Président.

M. Dutilleux demandait en référé le retrait d’une vidéo mise en ligne en mars 2017 sur YouTube et intégrée dans une page du site raoni.com, que Planète Amazone administre.

Dans son ordonnance la vice-Présidente du TGI de Nanterre estime que l’assignation dont elle est saisie doit être requalifiée d’action en diffamation et qu’elle est nulle faute principalement d’avoir respecté les dispositions d’ordre public de la loi sur la Presse du 29 juillet 1881 et d’avoir été notifiée au Ministère Public.

Dans la vidéo critiquée par M. Dutilleux, ce dernier est dénoncé par le cacique Raoni Metuktire, son neveu Megaron Txucarramãe, son petit-fils Patxon Metuktire, directeur de la FUNAI du district de Colider (Mato Grosso), pour une entrée illégale en territoire kayapo et la manipulation du cacique Raoni.

De façon surprenante, le Chef Raoni Metuktire, qui avait souhaité la diffusion de cette vidéo de dénonciation et pouvait éventuellement en demander directement le retrait à Planète Amazone, apparait dans l’assignation délivrée comme co-demandeur aux côtés de Jean Pierre Dutilleux !

Il est intéressant de constater que le cabinet d’avocats qui représente M. Dutilleux et prétendait représenter également le cacique Raoni dans cette assignation en référé, défend l’intérêt de multinationales regulièrement pointées du doigt par les défenseurs de l’environnement.

En tout état de cause, nous disposons d’éléments incontestables prouvant que le cacique Raoni n’était pas informé de cette action judiciaire et ne l’a donc pas diligentée.

Il faut souligner que M. Dutilleux a produit à l’appui de son assignation un faux aux signatures grossièrement imitées, dont il assurait abusivement qu’il était signé devant notaire, alors que le tampon indiquait la mention « copie conforme ». Planète Amazone a déposé plainte contre M. Dutilleux pour dénoncer une tentative d’escroquerie au jugement, ce dernier ayant par ailleurs fait signer au cacique Raoni et au directeur de son Institut une demande de retrait de vidéo s’appuyant sur ce faux.

M. Dutilleux a assigné Planète Amazone en son nom et au nom du cacique Raoni aux motif que la vidéo en question compromettait la sortie d’un livre « Raoni, le dernier combat » à paraitre chez Flammarion et d’une prochaine visite du cacique Raoni à ses côtés en mai 2019 en Europe. Le livre et la tournée ayant pour sujet la défense de la cause des Indiens et de la forêt amazonienne. Le but fort louable affiché par ces projets semble pour le moins peu compatible avec les procédés employés par M. Dutilleux: intimidation, faux, menaces , manipulations…

Il est de meilleurs moyens de convaincre.

Planète Amazone

Fait à Paris, le 15 mars 2019.

Jean-Pierre Dutilleux (gauche) et le producteur Christian Braekman à la sortie de l’audience en référé au Tribunal de Grande Instance de Nanterre, le 21 février 2019 – Photo : John Van Hasselt

Vidéo de dénonciation dont JP Dutilleux souhaitait le retrait



Mis a jour le 2019-09-27 17:56:31

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